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Par : Admin
Publié : 19 avril 2023

SORTIE SBD DU 4 SEPTEMBRE 2022 DANS LA FORET...

SORTIE SBD DU 4 SEPTEMBRE 2022
DANS LA FORET DE LENTE AVEC LUC GARRAUD

On part vers la grotte du Brudour dans une ancienne hêtraie sapinière à sycomore exploitée en futaie jardinée
Relief karstique (calcaire). Il y a très peu de sources, mais des résurgences.
La forêt (hêtraie, sapinière, érables sycomores) est ancienne, on trouve des espèces qu’on ne voit pas ailleurs.
Première station autour d’un érable sycomore :
à la base du tronc, une hépatique : Porella platyphylla
sur le tronc, un lichen foliacé épiphyte de l’érable sycomore :
Lobaria pulmonaria
feuilles grises par temps sec, vertes par temps humide
marqueur de la santé de la forêt.
à la base du tronc, les mousses sont humolignicoles :
plus haut sur le tronc : mousses lignicoles :

des mousses humicoles :
Homalothecium lutescens
Leucodon sciuroides
Hypnum cupressiforme
Il existe 28000 espèces de mousses dans le monde (250000 de plantes à fleurs), 2500 en Europe, 1300 en France et 625 dans la Drôme.
On distingue les mousses pleurocarpes (comme les Hypnum) à tiges rampantes à sporophytes se développant latéralement par rapport à la tige,
et les mousses acrocarpes, plus répandues, à tiges dressées dont les sporophytes se développent au sommet des rameaux de la tige.

Au bord du chemins, sur les éboulis :
2 mousses : Neckera crispa, Cnetidium molluscum
des plantes vasculaires :Polygonatum verticillatum, Galium odoratum, et Anthriscus nitida (cerfeuil alpestre) base de la tige rouge
un lichen crustacé (soudé au substrat ici le rocher)
un lichen lépreux (qui part en poussière)
Dans le sous-bois il y a compétition pour la lumière.
près du sol une strate plagiotrope où la croissance est horizontale, plantes à feuilles étalées au sol (exemple : Fragaria vesca, Geranium robertianum, Saxifraga rotundifolia ...)
plus haut une strate orthotrope, plantes à croissance verticale (exemple : Mercurialis perennis qui n’a pas de feuilles basses ...).
Les plantes basses sont pollinisées par les insectes, les plantes hautes par le vent.

Sur une paroi calcaire humide :
Asplenium viridis
Asplenium trichomanes
Valeriana tripteris
Mycelis muralis
Moehringia muscosa. Caryophyllacée à feuilles très fines, myrméchore (les graines sont transportées par les fourmis)
Saxifraga rotundifolia
Heliosperma pusillum (Silene pusilla)
Campanula rotundifolia
Cystopteris fragilis
Polysticum aculeatum
Agrostis scheicheri

Sous une baume ombragée, une mousse très fine : Seligeria sp aux sporophytes
visibles à la loupe.

Sur un hêtre, deux hépatiques :
Frullania dilatata
Radula complanata
Sur les branches des arbres, une mousse en manchons : Antitrichia curtipendula

Plantes du milieu forestier :
Calamagrostis varia à feuilles larges et épis retombants
Bromus ramosus (poilu)
Poa nemoralis
Melica uniflora
Galium rotundifolium (4 feuilles verticillées)
Galium mollugo
Prenanthes purpurea
Epilobium montanum
Euphorbia amygdaloïdes
Euphorbia dulcis
Campanula rhomboïdalis
Luzula sieberi
Epictatis helleborine
Phyteuma spicatum
Epilobium montanum
Hieracium murorum qui ont toujours une seule feuille caulinaire pétiolée, les feuilles basales ne sont pas tachées
Solidago virgaurea
Actaea spicata, Rosacée, le fruit est une baie toxique
Poligonatum verticillatum
Lamium galeobdolon subsp montanum, à tiges radicantes
Chaerophyllum hirsutum
Polystichum aculeatum
Dryopteris filix-mas
Dryopteris expansa
Rhyzomnium punctatum (mousse sur bois mort)
Mercurialis perennis
Geranium robertianum
Carex ornithopoda
Rumex arifolius
Herachleum sphondylium
Geum urbanum
Alchemilla alpigena (sur calcaire, alors que Alchemilla alpina est sur silice)
Urtica dioica subsp galeopsifolia
Lapsana communis subsp intermedia : invasive venus des Balkans, à grandes fleurs orangées
Knautia dipsacifolia
Petasites albus
Rosa pendulina (groupe cynnamomeae), peu ou pas d’aiguillons
Salix cinerea, rameaux tomenteux
Salix caprea
Verbascum nigra
Atropa belladonna, en lisière
Blitum bonus-henricus, Amaranthacées

Cette journée s’est terminée autour d’un thé au logis de notre guide qui a piqué notre curiosité en nous présentant son travail et ses magnifiques planches d’herbier du genre Rubus . Nous avons pu également admirer le manuscrit de l’ouvrage de LENOBLE (1867-1949) « Catalogue raisonné des plantes vasculaires de la Drôme » publié en 1936, ainsi qu’une flore annotée de la main d’André Charasse. La botanique est un travail de bénédictin.
Compte rendu rédigé par Erik Sylvander